Les 29-30 septembre l’Ukraine et le monde entier honorent la mémoire des dizaines de milliers de juifs tués par les nazis à ces dates il y a 83 ans à Babyn Yar, dans la ville de Kyiv.
La machine atroce de mort démarrée par le régime nazi en automne de 1941, qui a emporté les vies de plus de 100 milles juifs, roms, ukrainiens et représentants des autres nationalités, n’a été arrêtée qu’en 1943 où la capitale ukrainienne a été libérée.
La tragédie de Babyn Yar est devenue commune pour les peuples ukrainien et juif; elle est aussi devenue un symbole du Holocaust perpétré sur les territoires ukrainiens occupés par l’armée de Hitler.
Les crimes effrayants des nazis commis à Babyn Yar étaient passés sous silence par le pouvoir soviétique pendant des décennies. Ce pouvoir essayait de les éliminer de la mémoire de la communauté et de mettre entre parenthèses le génocide contre le peuple juif, le Holocaust. Le régime soviétique interdisait d’honorer de façon nécessaire la mémoire de Babyn Yar ainsi que toute littérature portant sur ce qui s’y est passé. Mais la vérité sur ce crime a été conservée et rétablie, et aujourd’hui, en honorant la mémoire des victimes innocentes de Babyn Yar, des millions de victimes du Holocaust, nous et toute la communauté internationale disons une fois de plus «Jamais encore!» en faisant appel au monde entier pour tout ce qui est possible soit fait pour ne pas permettre à des catastrophes pareilles de survenir de nouveau.
Aujourd’hui l’humanité se rend compte pour une énième fois que le non-respect des droits humains de base, les violations systématiques des principes reconnus internationalement et du droit humanitaire international, les crimes contre l’humanité et la nature humaine constituent cette base macabre qui unissait et continue à unir des régimes autoritaires et totalitaires.
En prononçant des mots sacrés «Jamais encore», nous appelons toute la communauté internationale à les appuyer avec des actes concrets de soutien vis-à-vis de l’Ukraine qui fait face à l’agression et aux atrocités russes dont l’ampleur n’a jamais été vue en Europe depuis la Deuxième Guerre Mondiale. Ce n’est qu’avec des efforts communs que nous puissions y mettre fin et restaurer la justice ainsi qu’une paix globale, juste et durable se fondant sur la Formule de la Paix et le Statut de l’ONU.