Questions et réponses clés sur l'agression russe
21 février 2024 14:43

1. Quand et comment l’agression russe contre l’Ukraine a commencé ?

L’agression Russe contre l’Ukraine, envisagée bien auparavant, a commencé le 20 février 2014 par l’opération militaire des forces armées de la Fédération de Russie pour s’emparer d’une partie de l’Ukraine, à savoir : la péninsule de Crimée.

Ayant réalisé l’occupation temporaire, et ensuite - la tentative de l’annexion illicite de la République Autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol, le Kremlin passa à l’étape suivante : à la guerre au Donbas ukrainien. Des petites unités russes à destination spéciale et les autres formations armées de la Fédération de Russie, des militaires russes « en congé » et conseilleurs militaires se sont emparés des autorités locales, les commissariats de police, des sites militaires de l’Ukraine dans certains districts des régions ukrainiennes de Donetsk et Louhansk.

Ni les arrangements de Minsk, signés plus tard grâce aux efforts intermédiaires de l’OSCE ainsi que de l’Allemagne et de la France que, dès le premier jour, la Russie n’exécutait pas, et qui n’a pas arrêté son agression et ses hostilités, ni les entrevues au «Format normand» n’ont pas conduit à la libération du territoire ukrainien de l’occupation russe temporaire. Au lieu de réaliser les arrangements signés, la Fédération de Russie cherchait à substituer le processus de règlement pacifique à l’octroi du soi-disant «statut particulier» aux territoires temporairement occupés des régions de Donetsk et de Louhansk.

Ayant déclenché l’agression armée contre l’Ukraine, la Russie a violé les normes fondamentales et les principes du droit international, toute une série d’accords et de conventions bilatéraux et multilatéraux.

Les efforts politico-diplomatiques conjoints de la communauté internationale ont constitué un élément important d’opposition à l’agresseur. Dans le cadre des organisations internationales et au niveau bilatéral, les nombreux documents et nombreuses décisions pour le soutien de l’intégrité territoriale de l’Ukraine dans le cadre des frontières universellement reconnues ont été adoptés.

Les sanctions politiques et économiques qui étaient axées pour contraindre la Fédération de Russie de se mettre à la table des négociations sont devenues l’outil le plus efficace de pression sur l’État agresseur. En même temps, le monde n’a pas vu, quand même, une volonté effective de régler le conflit armé par voie politico-diplomatique du côté de la Fédération de Russie.


2. Qu’est-ce qui est arrivé le 24 février 2022 ?

A compter du mois de novembre 2021, la Fédération de Russie accumulait de façon dynamique ses troupes à la frontière avec l’Ukraine sur le territoire russe et biélorus, ainsi que sur les territoires ukrainiens temporairement occupés. Cependant, les dirigeants de la Fédération de Russie assuraient qu’ils n’auraient pas l’intention d’attaquer l’Ukraine.

Le 21 février 2022 la Russie a officiellement « reconnu » les formations terroristes «République populaire de Donetsk» et «République populaire de Louhansk» avec le statut des «États», créés dans certains districts des régions ukrainiennes de Donetsk et Louhansk.

Le 24 février 2022 la Russie a déclenché l’agression militaire à grande échelle contre l’Ukraine : le président de la Fédération de Russie a annoncé le commencement de la soi-disant «opération militaire spéciale» sous prétexte de mettre en œuvre la soi-disant «démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine». Après cela, à quatre heures du matin environ, les coups par missiles ont été portés sur tout le territoire de l’Ukraine, et les troupes russes ont fait l’intervention militaire à grande échelle, non provoquée, sur le territoire de notre État, en procédant à l’offensive à partir du territoire de la Fédération de Russie, de bélarus et de la péninsule de Crimée temporairement occupée, et à partir de certains districts des régions de Donetsk et de Louhansk.

Le peuple ukrainien a offert une digne riposté à l’agresseur le long de toute la ligne du front. Une résistance dynamique du côté des Forces armées de l’Ukraine, des forces de la défense territoriale et des citoyens ukrainiens a causé d’importantes pertes aux occupants russes et ruiné les plans de Kremlin de faire «la guerre éclair», la capture de la ville de Kyiv et des villes clés, et de remplacer le pouvoir légitime en Ukraine.


3. Evénement au front après le commencement de l’intervention à grande échelle

Or, à la fin du mois de mars 2022, les occupants russes ont été chassés des environs de la capitale Ukrainienne et des territoires des régions de Chernihiv et de Soumy. Le soutien des États partenaires a permis au guerriers Ukrainiens de mettre en échec les plans du commandement russe d’occuper tout le territoire des régions de Donetsk et Louhansk dans le cadre de l’offensive au printemps et en été. A la suite des opérations de contre-offensive, en automne 2022, les Forces Armées de l’Ukraine ont libéré de l’occupation les territoires importants des régions de Kherson et Kharkiv. Dans le cadre de la campagne d’hiver et de printemps 2023 le potentiel offensif russe a été épuisé dans les combats pour la ville de Bahmout. Les hostilités ayant pour objectif d’éjecter définitivement les occupants de la terre Ukrainienne sont en cours.

Au premier stade d’intervention à grande échelle, la Russie a mobilisé, pour l’agression, environ 330 000 personnes, militaires des forces armées et de la Garde nationale de Russie, de même que ceux qui constituent des formations armées illicites qui agissent sous forme de sociétés militaires privées.

Le 21 septembre 2022, les échecs à la ligne de front ont contraint les dirigeants russes d’annoncer la soi-disant «mobilisation partielle», afin de recompléter les petites unités, épuisées au cours des combats. En outre, le régime russe a autorisé aux formations armées illicites (dit «PVK Wagner») de recruter des combattants dans des lieux de privation de liberté, en dirigeant des milliers de criminels à la ligne de front.


4. Violation par la Russie des normes du droit international  

Dès le premier jour d’agression la Russie viole les règles de conduite de la guerre et les normes du droit international, et commet en masse des crimes militaires et des crimes contre l’humanité, massacrant les gens civiles, ruinant les infrastructures et procédant à la déportation de la population ukrainienne.

La situation s’est aggravée de manière conséquente après le début d’intervention à grande échelle du 24 février 2022. Les crimes d’envergure contre les personnes civiles perpétrés par les troupes russes ont été enregistrés sur les territoires libérés.

Les crimes des occupants russes contre les enfants ukrainiens sont particulièrement horribles. D’après les données confirmées, à elles seules, des centaines des enfants sont morts, et plus de mille enfants ont été blessés. Les Russes font avec dynamicité la déportation illicite de dizaines de milles des enfants des territoires temporairement occupés de l’Ukraine : le caractère criminel, bien ciblé, a été confirmé par la Cour pénale internationale, en émettant le 17 mars 2023 l’Ordonnance d’arrêter le président de la Fédération de Russie et la personne agréée russe en charge des droits des enfants.

A partir de l’automne 2022 le commandement russe a dynamiquement utilisé les missiles et drones kamikazes pour assener les coups sur les sites d’infrastructure critique ukrainienne, en tentant, en particulier, de détruire en hiver le réseau de l’énergie ukrainien et de priver de l’électricité, de l’approvisionnement en eau et en chaleur la population civile.

Le 6 juin 2023 les occupants russes ont fait sauter la Centrale électrique hydraulique de Kakhovka, ce qui fut un acte de plus de terrorisme public du côté de la Fédération de Russie, et a conduit à une catastrophe humanitaire et écologique, jamais vue auparavant, au sud ukrainien.

Depuis le 4 mars 2022 la Centrale électrique nucléaire de Zaporizhzhia, la plus importante en Europe, est toujours occupée par les troupes de Fédération de Russie. Les Russes violent, de façon consciente, les principes de la sécurité nucléaire; ils ont placé les armements dans les locaux et dans la zone industrielle de la Centrale électrique nucléaire et ils continuent à employer leur rhétorique irresponsable en tant que levier de chantage nucléaire de l’Ukraine et du monde, en imposant les menaces les plus graves pour la sécurité globale.

Cependant, le pouvoir russe mène la guerre d’information dynamique, applique la propagande et la désinformation pour dissimuler et justifier ses crimes.

Actuellement, la Russie s’est temporairement emparée environ de 1/5 du territoire Ukrainien. Le Kremlin a tenté de «légitimiser» l’occupation, en organisant, les 23-27 septembre 2022, l’acte propagandiste sous le nom de «référendums» sur les territoires ukrainiens temporairement occupés des régions de Kherson, Zaporizhzhia, Louhansk et Donetsk. De même que dans le cas avec la République Autonome de Crimée et la ville de Sébastopol, ces actes illicites n’ont pas d’effet du tout, sans nuire aux frontières de l’Ukraine, universellement reconnues, et ils sont nuls du point de vue juridique.


5. Impacts et conséquences de la guerre de la Fédération de Russie contre l’Ukraine pour la sécurité européenne et mondiale

La guerre de la Russie contre l’Ukraine est plutôt le conflit civilisationnel que régional. L’Ukraine démocratique mène la guerre pour son indépendance contre le néocolonialisme russe qui est personnalisé par le régime autoritaire qui rejette le droit d’existence de la nation ukrainienne indépendante. L’Ukraine défend le monde libéral et démocratique, tout entier, contre les tentatives du révisionnisme de l’ordre mondial existant, basé sur la suprématie du droit. Contrairement à cela, la Russie cherche à modifier la balance des forces, en appliquant le principe du droit de la force.

Le rashisme russe est la réincarnation du nazisme allemand : les deux idéologies emploient le chauvinisme impérial, l’attitude hautaine à l’égard des autres nations. Les slogans pacifistes sont interdits en Russie, le culte des forces armées et de la guerre est imposé. Le 2 mai 2023 le Verkhovna Rada de l’Ukraine a adopté la Déclaration «Sur l’usage par le régime politique de la Fédération de Russie de l’idéologie du rashisme, la condamnation des bases et pratiques du rashisme comme totalitaires et misanthropiques».

L’objectif principal des efforts militaires et hybrides du Kremlin consiste à non seulement restaurer son propre domaine d’influence en Europe de l’Est mais aussi de détruire l’unité, d’affaiblir et discréditer nombreuses institutions du Monde démocratique, en premier lieu, l’UE et l’OTAN. C’est le mouvement de l’Ukraine vers l’intégration aux structures susmentionnées qui a été utilisé par la Fédération de Russie comme le prétexte formel pour amorcer les hostilités à grande échelle contre l’Ukraine.

La Russie va poursuivre la politique agressive par rapport aux pays de la région Balte et de la mer Noire, en appliquant le chantage nucléaire, aux fins de réussir la revanche contre l’Occident pour l’échec dans la guerre froide. La Russie est le membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU, et, donc, l’agression contre l’Ukraine détruit les assises basiques de fonctionnement de cette structure : c’est qu’un seul membre permanent du Conseil de Sécurité est capable de profiter de son droit de véto dans ses propres intérêts. L’ONU nécessite, de façon pertinente, la réforme systémique, afin d’éviter des mauvais scénarios.

L’intervention russe en Ukraine a déstabilisé les chaînes logistiques globales. Les effets des hostilités, les tirs sur les infrastructures agricoles et de transport, le blocage du fonctionnement des ports ukrainiens de mer Noire, l’occupation des ports dans les mers Noire et d’Azov, les crimes contre l’environnement naturel menacent par la crise alimentaire globale dans le monde. Les menaces nucléaires russes et le chantage ainsi que la militarisation de la Centrale électrique nucléaire de Zaporizhzhia, temporairement occupée, provoque une catastrophe à échelle globale. L’agression russe contre l’Ukraine encourage les autres États revanchistes d’essayer de modifier l’ordre mondial existant, par voie de force, ce qui peut entraîner l’escalade de nombreux conflits dans les régions différentes du monde.


6. Objectifs de l’Ukraine dans la guerre et après celle-ci

L’Ukraine essaie de libérer tous les territoires dans leur totalité, de restaurer sa souveraineté et l’intégrité territoriale dans les frontières universellement reconnues, y compris les parties des régions de Donetsk et de Louhansk, la République Autonome de Crimée et la ville de Sébastopol, temporairement occupés en 2014.

La Russie doit payer les compensations pour les destructions en masse faites à l’Ukraine. Les criminels militaires doivent faire l’objet des poursuites pénales pour les crimes commis au cours de l’agression russe, et les dirigeants politiques et militaires – pour avoir commis le crime d’agression comme tel.

L’Ukraine se veut acquérir le statut de membre de l’OTAN et bénéficier de garanties juridiques internationales effectives de sécurité. La Russie doit être privée de capacités de faire une agression armée dans le futur.

L’Ukraine va assurer les conditions pour le retour volontaire de sa population sur les territoires que les gens ont dû quitter à cause de l’agression Russe.

La réalisation des cas objectifs et la restauration de la paix totale, juste et durable en Ukraine, et de la sécurité pour le monde entier vont contribuer à la mise en pratique de la Formule de la Paix proposée par le Président de l’Ukraine Volodymyr Zelenskyi le 15 novembre 2022 pendant le Sommet du G20. Les paragraphes de la Formule de la Paix figurent dans la Résolution A/RES/ES-11/6 «Principes des Statuts de l’ONU qui sont à la base de la paix totale, juste et durable en Ukraine», approuvée par l’Assemblée Générale de l’ONU le 23 février 2023 par la majorité prépondérante de voix (141).

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