Le Ministère ukrainien des Affaires Etrangères salue la publication du rapport thématique du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) sur l’impact de l’agression armée de la Fédération de Russie contre l’Ukraine sur les droits des enfants.
C’est le premier document faisant entièrement la lumière sur de nombreuses violations graves des droits des enfants ukrainiens à cause de la guerre russe contre l’Ukraine à grande échelle, notamment sur les territoires ukrainiens temporairement occupés par la Fédération de Russie.
Le rapport contient de nombreux cas documentés de mort et blessures d’enfants par la suite des frappes russes et de l’emploi par la Russie des armes explosives à une large zone d’impacts. Il est également indiqué que l’agression russe a entraîné la mort d’au moins 669 enfants et les blessures de 1833 enfants. L’emploi de l’artillerie, des frappes aériennes, des attaques de missiles et le minage des territoires constituent un danger permanent pour la vie et la santé des enfants, détruit des immeubles, des écoles, des hôpitaux et autre infrastructure civile.
Une violation grave et systématique des droits des enfants aux études est également signalée. Celle-ci se manifeste par la destruction par la Russie d’établissements d’études sur tout le territoire de l’Ukraine ainsi que par l’imposition forcée de programmes d’études russes, l’interdiction de la langue ukrainienne dans les établissements d’enseignement, les répressions contre les parents qui essayent d’assurer l’enseignement des enfants selon le programme ukrainien et la militarisation forcée des enfants sur les territoires ukrainiens temporairement occupés par les russes.
Les faits témoignant du déplacement forcé par la Russie des enfants ukrainiens vers les territoires ukrainiens temporairement occupés par la Fédération de Russie, leur déportation vers la Russie et la Biélorussie, le changement illégal de leur nationalité et les tentatives d’effacer l’identité ukrainienne suscitent une grande inquiétude.
Les faits, documentés par le HCDH témoignent une fois de plus du caractère systématique que portent les violations du droit humanitaire international par les russes ainsi que la négligence par la Russie des engagements dans le domaine du droit international, notamment la Convention IV de Genève et la Convention de l’ONU relative aux droits de l’enfant.
Le rapport met également pour la première fois en lumière la recrudescence des cas de trouble mentale chez les enfants, notamment les troubles de stress post-traumatique (TSPT), l’anxiété, la dépression et les problèmes liés à l’adaptation sociale suite aux horreurs de guerre vécues.
Nous appelons le Haut-Commissariat de l’ONU aux Droits de l’Homme à poursuivre la surveillance de la situation avec les droits des enfants dans les conditions de la guerre et de l’occupation russe et à fournir à la communauté internationale des données vérifiées et impartiales, ne pas comparer l’agresseur à l’état faisant face à l’agression.
Le Ministère des Affaires Etrangères accentue la nécessité d’une pression internationale systématique sur la Russie afin de mettre fin à la déportation illégale des enfants ukrainiens et assurer leur retour en Ukraine, notamment dans le cadre de la plateforme BringKidsBackUA et la Coalition internationale pour le rapatriement des enfants.