Le Ministère des affaires étrangères de l'Ukraine condamne fermement la nouvelle vague de répression menée par les forces d'occupation russes contre le peuple tatar de Crimée.
Le 15 octobre au matin, les forces de l'ordre russes ont procédé à des perquisitions massives dans les domiciles des Tatars de Crimée dans plusieurs zones de Crimée occupée. Parmi les personnes arrêtées figuraient Esma Nimetulaeva, épouse du prisonnier politique Remzi Nimetulaeva et mère de cinq enfants, Nasiba Saidova, élève du collège pédagogique et institutrice en maternelle, ainsi qu'Elvira Aliyeva et Fevziye Osmanova.
Les médias de propagande diffusent des accusations mensongères concernant une «cellule de femmes propageant les idées d'un califat mondial», tentant de justifier la répression et de présenter les femmes pacifiques – mères, enseignantes et étudiantes – comme des « terroristes ».
De tels actes s'inscrivent dans le cadre de l'attaque systématique de Moscou contre le peuple tatar de Crimée, visant à détruire son identité nationale, sa spiritualité et son droit à la terre.
Ces persécutions violent gravement les normes du droit international humanitaire, en particulier la Quatrième Convention de Genève, et les droits humains fondamentaux. Elles démontrent une fois de plus la nature criminelle du régime d'occupation russe, qui recourt à la torture, à des accusations mensongères et à la terreur contre les civils.
Le Ministère des affaires étrangères de l'Ukraine appelle la communauté internationale, les organisations de défense des droits humains et les médias à accorder une attention particulière à ces événements et à exiger la libération immédiate d'Esma Nimetulayeva, Nasiba Saidova, Elvira Aliyeva et Fevzia Osmanova, ainsi que de tous les citoyens ukrainiens illégalement détenus.
Aucun crime des occupants ne restera impuni. La Crimée faisait et fait toujours partie de l'Ukraine, et ceux qui persécutent aujourd'hui les Tatars de Crimée porteront inévitablement leur responsabilité au regard du droit international.