Le ministère des Affaires étrangères de l’Ukraine condamne avec la plus grande fermeté les bombardements terroristes massifs perpétrés par la Fédération de Russie contre les villes ukrainiennes les 24 et 25 mai 2025.
Au cours de ces journées, la Russie a lancé l’une des plus vastes attaques combinées depuis le début de son agression à grande échelle. Dans la nuit du 24 mai, les forces d’occupation russes ont frappé l’Ukraine en utilisant 264 moyens d’attaque aérienne, dont 14 missiles balistiques Iskander-M/KN-23 et 250 drones d’attaque de type Shahed.
L’attaque s’est poursuivie tout au long de la nuit et s’est intensifiée le 25 mai avec un bombardement massif mené par des bombardiers stratégiques Tu-160 et Tu-95MS qui ont lancé des missiles de croisière Kh-101, ainsi que des missiles de croisière Kalibr tirés depuis la mer Noire.
Dans la nuit du 25 mai, l’ennemi a conduit une attaque combinée contre l’Ukraine utilisant 367 moyens d’attaque aérienne, dont 9 missiles balistiques Iskander-M/KN-23, 55 missiles de croisière Kh-101 lancés par voie aérienne et maritime, des Kalibr tirés par des bombardiers stratégiques Tu-95 et Tu-160, 1 missile de croisière Kh-22 tiré depuis un Tu-22M3, 4 missiles guidés Kh-59/69 lancés par des avions tactiques, ainsi que 298 drones d’attaque de type Shahed.
Les frappes les plus intenses ont visé Kyiv, mais des attaques par missiles et drones ont également touché les régions de Dnipropetrovsk, Donetsk, Jytomyr, Zaporijia, Kyiv, Mykolaïv, Odessa, Soumy, Ternopil, Kharkiv, Khmelnytskyï et Tchernihiv. La Russie a délibérément ciblé des quartiers résidentiels, des dortoirs étudiants, des centres commerciaux, des écoles, des hôpitaux et d’autres infrastructures civiles sans aucune valeur militaire.
Ces attaques terroristes ont causé des dizaines de victimes civiles et plus d’une centaine de blessés de gravité variable.
Ces bombardements barbares constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et des Conventions de Genève, ainsi que des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.
Les attaques russes démontrent une nouvelle fois que la Fédération de Russie n’a aucune intention de mettre fin à son agression contre l’Ukraine ni à son terrorisme contre la population civile. Il est d’autant plus cynique que ces attaques surviennent alors que l’Ukraine et ses partenaires internationaux redoublent d’efforts pour parvenir à la paix et réclament un cessez-le-feu total et inconditionnel. La Fédération de Russie affiche un mépris total pour les initiatives internationales de paix et poursuit l’escalade de la violence au lieu de s’engager dans un dialogue constructif.
Nous soulignons que Moscou ne comprend que le langage de la force, de la pression économique et de l’isolement. Seules des mesures fermes de la communauté internationale, un renforcement des sanctions et la fourniture à l’Ukraine des moyens de défense nécessaires peuvent contraindre l’agresseur à cesser son terrorisme.
Nous appelons nos partenaires à intensifier la pression sur la Russie et à renforcer l’Ukraine, notamment en fournissant des capacités supplémentaires de défense antiaérienne, telles que les systèmes Patriot, IRIS-T, NASAMS et autres, ainsi que les munitions correspondantes.
Nous appelons également à un durcissement des sanctions visant les entreprises russes du complexe militaro-industriel, le secteur énergétique, l’ensemble des banques russes, y compris la Banque centrale, ainsi que d’autres secteurs stratégiques.
Nous insistons sur l’importance d’assurer l’inévitabilité de la responsabilité des dirigeants politiques et militaires russes pour la planification, l’organisation et la commission de crimes d’agression, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité sur le territoire ukrainien, et appelons la communauté internationale à garantir leur traduction en justice.
La Russie doit assumer l’entière responsabilité de ses actes, qui menacent non seulement l’Ukraine mais aussi la sécurité et la stabilité mondiales. L’Ukraine continuera de défendre son intégrité territoriale, sa souveraineté et son droit à l’existence par tous les moyens nécessaires, dans le respect du droit international.