Le 25 novembre la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de la lutte contre les violences faites aux femmes – le jour qui accentue la responsabilité globale des états qui consiste à assurer le respect pour les droits des femmes et filles, garantir leur sécurité, égalité et dignité.
En ce jour, en Ukraine débute traditionnellement la campagne internationale «16 jours contre la violence», qui vise la consolidation des efforts de l’état, de la communauté internationale et des partenaires internationaux pour lutter contre toute forme de violence basée sur le genre.
L’Ukraine est partie contractante de la Convention de l’ONU sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes ( ), applique toutes les dispositions de la Convention de Pékin et du Programme d’action de Pékin (1995) et prend part à la mise en oeuvre des standards internationaux dans le domaine des droits de l’enfant dans le cadre de l’ONU, Conseil de l’Europe et l’Organisation pour la sécurité et la coopération de l’Europe. L’un des principaux accomplissements est devenue l’adhésion à la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence doméstique et la lutte contre ces pratiques (la Convention d’Istanbul), ce qui a solidifié de façon considérable le système national de préservation des victimes et a crée des mécanismes supplémentaires pour la prévention de la violence.
L'agression russe à grande échelle contre l’Ukraine a encore approfondi la problématique de la violence à l’égard des femmes et filles ainsi que le besoin de la réaction humanitaire et internationale. La Russie continue à commetre de graves violations du droit humanitaire international et des droits de l’homme, en opérant des violences sexuelles en période du conflit en tant qu’arme de guerre et instrument de terreur contre les personnes civiles.
L’Ukraine documente systématiquement ces crimes conformément aux standards internationaux, coopère avec les mécanismes de l’ONU, l’OSCE et le Conseil de l’Europe ainsi qu’avec le Bureau du représentant spécial du Sécrétaire général de l’ONU Chargé de la question des violences sexuelles en période du conflit. Chaque cas documenté est transmis aux organes compétents en vue de garantir la responsabilité dans des tribunaux nationaux et mécanismes internationaux, notamment dans le cadre de la coopération avec la Cour pénale internationale.
L'Ukraine met en oeuvre de façon cohérente les dispositions de la Résolution du Conseil de sécurité de l”ONU 1325 «Les femmes, la paix, la sécurité» et a adopté le Troisième Plan d’action en vue d’appliquer celle-ci. Le Plan national comprend les niveaux de représentation des femmes dans les processus de la prise de décisions, la prévention de la violence, la préservation des victimes, de leur réhabilitation et soins, notamment la réaction aux crimes de guerre de la Fédération de Russie contre les femmes et filles ukrainiennes.
En dépit de ces efforts, la réduction des programmes globaux de soutien humanitaire international engendre des risques considérables pour des millions de femmes ukrainiennes qui font quotidiennement face aux conséquences de l’agression russe. Les femmes ukrainiennes continuent à jouer des rôles clés en tant que militaires, médecins, diplomates, bénévoles, sécouristes et leaders de la communauté. Elles soutiennent leurs familles et communautés, s’engagent à reconstruire le pays et mâitrisent des métiers complexes et d’industrie lourde, en assurant ainsi la résilience de l’état quoique dans des conditions des attaques aériennes permanentes, la destruction et les défis humanitaires provoqués par l’agression russe.
L’Ukraine appelle la communauté internationale à soutenir et renforcer les programmes visant à préserver les femmes et les filles, le respect pour leurs droits et l’accès à l’aide et la justice.
Non seulement la préservation des femmes et la lutte contre toute forme de violence est la responsabilité de l’état, mais aussi cela constitue un élément important de la lutte globale pour la paix, la justice et l’inviolabilité de l’ordre international.