La déclaration du Ministère des Affaires Etrangères d’Ukraine sur le 80ème anniversaire de la déportation des Tatars de Crimée et l’hommage de ceux qui ont succombé sous le génocide des Tatars de Crimée
18 mai 2024 10:46

Il y quatre-vingts ans le régime soviétique totalitaire, dirigé par Staline, a forcé le déplacement des Tatars de Crimée, les habitants natifs de leur propre terre, de la péninsule de Crimée, et les a envoyés en exil.

Quelque deux cent mille Tatars de Crimée, qui avaient coude à coude avec d’autres peuples mené un sévère combat contre le nazisme, ont été qualifiés par la machine soviétique des « traitres » et en un rien de temps ont été chassés en exil dans des wagons-bétaillère jusqu’à des régions lointaines de l’Asie Centrale et Sibérie.

Ce trajet dur de la déportation s’est révélé être la route de mort pour plusieurs d’entre eux. La moitié de ceux qui l’ont subi sont décédés au cours des premières années de l’exil.

La déportation des Tatars de Crimée est devenue l’un des atroces crimes perpétrés par le régime soviétique qui avait mis en place et inculqué un système de politique génocidaire ayant pour but l’élimination de l’identité nationale et la conception d’une « grande famille unie des peuples soviétiques ». Pour réaliser cette idée misanthropique le Kremlin a brisé des milliers de vies tout en éliminant la population physiquement, en l’extirpant de sa terre natale, en privant celle-ci de sa langue natale, de son héritage historique, culturelle et mentale.

La dissolution de l’URSS et la déclaration de l’Indépendance de l’Ukraine ont permis au peuple des Tatars de Crimée d’espérer de nouveau, vu le fait qu’ils soient parvenus à revenir sur leur patrie. En revanche, la tragédie est survenue de nouveau en 2014 quand la Crimée s’est vu attaquer une fois de plus par les occupants russes.

Le pouvoir occupant de la fédération de russie a immédiatement infligé des repressions de masse vis-à-vis des Tatars de Crimée. La politique putinienne n’est devenue qu’une évolution diabolique de celle de Staline, se basant cette fois-ci sur la déportation à nature hybride, notamment sur l’élaboration des conditions de vie avec comme objectif la réduction en morceaux, complète ou partielle, du peuple de Tatars de Crimée et leur départ forcé de la péninsule de Crimée. Les répressions se sont encore aggravées après le déclenchement de l’invasion générale de l’Ukraine par les russes.

En ce moment, les Tatars de Crimée, situés en République Autonome de Crimée et temporairement occupés par la fédération de russie, subissent toujours des persécutions politiques et les règlements de compte pour des raisons de leur nationalité.

L’administration occupante de la péninsule à interdit, sans que cela soit proprement fondé par un logiciel législatif raisonnable quelconque, l’activité de l’organisme représentatif des Tatars de Crimée, notamment du Majlis de ceux-ci, opte pour des arrestations des citoyens Tartares pour des raisons illusoires et leur fait quitter leur patrie.

En rendant hommage aux victimes de la déportation stalinienne, nous condamnons fermement la politique à caractère colonialiste de la russie actuelle ainsi que les repressions auxquelles fait face le peuple Tartare.

Les nouvelles atrocités de Kremlin ont vu le jour en raison de manque de traduction en justice de ceux qui s’en étaient emmêlés au cours du dernier siècle. La sensation d’impunité a toujours encouragé et encourage encore le Kremlin à commettre des actes d’une cruauté anormale. Ce cercle vicieux ne peut être percé que si l’Ukraine dispose de tous les moyens et tout le soutien nécessaires pour anéantir les intentions agressives des russes, pour libérer le sol ukrainien et pour faire comparaître l’ensemble des délinquants devant le tribunal.

Nous faisons appel à la communauté internationale dans le but de renforcer sa pression consolidée sur la fédération de russie afin de la contraindre à respecter les principes fondamentaux du droit international, à cesser de violer les droits de l’homme sur les territoires ukrainiens occupés temporairement et à libérer tous ceux qui ont été écroués pour des raisons strictement politiques.

Nous faisons appel à tous les états, les organisations internationales et les communautés pour lesquelles la vie humaine vaut, pour rendre hommage aux victimes de la déportation des Tatars de Crimée et condamner ce crime effrayant après l’avoir reconnu le génocide du peuple des Tatars de Crimeé.

Nous nous tournons vers nos partenaires internationaux pour les encourager à renforcer l’aide à l’Ukraine, à contribuer encore plus à ce que la russie soit chassée et expulsée de Crimée ainsi que des autres territoires ukrainiens temporairement occupés. Ces pas mettront fin aux atrocités russes et aux repressions non-humaines et seront un signe avant-coureur d’une rentrée et une vie en paix sur leur terre natale non seulement du peuple Tartare de Crimée mais aussi de tous les ukrainiens.

C’est dans une Crimée libérée du fardeau de l’occupation russe que le peuple indigène des Tatares de Crimée vivra avec un avenir clair, en sûreté absolue et avec le potentiel de développer et prospérer.

La Crimée – c’est l’Ukraine!

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