Il y a 75 ans, le 4 novembre 1950 à Rome la Convention européenne des droits de l’homme et des libertés fondamentales a été signée – le premier traité international qui a rendu les droits de l’homme juridiquement contraignants pour les états et qui est devenu la base pour le système de sauvegarde des droits et libertés en Europe.
Dans le temps où l’Europe vit à nouveau les défis les plus durs à cause de l’agression russe contre l’Ukraine, l’importance de la Convention ne fait que grandir. Tuéries de masse, tortures, déportations, destruction de l’infrastructure civile – tous ces crimes russes violent gravement les droits, garantis par la Convention, notamment le droit de vie, l’interdiction de tortures, le droit de liberté, sûreté et respect pour la vie privée.
La Fédération de Russie, expulsée du Conseil de l’Europe pour son agression, continue à mépriser violemment tous ces principes. En même temps, la Convention et la Cour européenne des droits de l’homme demeurent les instruments clés pour documenter les crimes et traduire en justice pour les violations commises contre des citoyens ukrainiens.
Une importante preuve de ceci est devenue la décesion rendue par la Cour dans le cadre de l’enquête «Ukraine et Pays-Bas contre la Russie», qui établit la responsabilité de la Russie pour des violations à grande échelle et systématiques des droits de l’homme sur les territoires ukrainiens temporairement occupés. Cette décision a marqué la responsabilité jurudique et morale de l’état-agresseur pour le mépris vis-à-vis des droits fondamentaux garantis par la Convention.
L’Ukraine reste fidèle à ses engagements au sein du système de la Convention, coopère de façon active avec la Cour européenne des droits de l’homme et même en temps de guerre intègre graduellement des réformes dans le domaine de la sauvegarde des droits de l’homme. Nous sommes persuadés: l’établissement de la justice et responsabilité pour l’agresseur est une partie intégrante de l’ordre européen.
Cet anniversaire rappelle que les droits de l’homme ne sont pas un privilège ou un compromis, mais une base pour la paix, la liberté et la justice pour lesquelles l’Ukraine se bat aujourd’hui avec toute l’Europe démocratique.