Le ministère des affaires étrangères de l'Ukraine salue la publication du 42e rapport périodique du HCDH sur la situation des droits de l'homme dans notre pays, préparé par la Mission de surveillance des droits de l'homme des Nations Unies en Ukraine (HRMMU).
Le document couvre la période du 1er décembre 2024 au 31 mai 2025 et reflète une escalade significative des bombardements russes dans toute l’Ukraine, qui a entraîné de nombreuses victimes civiles et la destruction d’infrastructures civiles. La mission a confirmé la mort de 968 civils et les blessés de 4 807. Cela représente 37% de plus qu’à la même période l’année dernière.
La pratique russe de frappes directes sur les installations médicales est particulièrement honteuse : au moins cinq hôpitaux ont été bombardés pendant cette période, certains à plusieurs reprises. De tels actes constituent une violation flagrante du droit international humanitaire et peuvent constituer des crimes de guerre.
La mission de surveillance attire l’attention sur la tendance alarmante de la Russie à recruter des enfants sur les réseaux sociaux et à les impliquer dans des activités subversives sur le territoire de l’Ukraine. Il s’agit d’inciter à l’incendie criminel et de poser des engins explosifs, dirigés aussi bien contre des cibles militaires que contre des civils. Certains enfants sont morts, d’autres ont été arrêtés. Il s’agit là d’une nouvelle manifestation de la guerre cynique menée par la Russie contre les civils, qui sape les fondements de la protection de l’enfance dans les conflits armés.
Le rapport documente également les violations massives et continues des droits des prisonniers de guerre et des otages civils ukrainiens par la Fédération de Russie. Au moins 35 cas d’exécutions extrajudiciaires de soldats ukrainiens ont été documentés, ainsi que de nombreux témoignages de torture, de mauvais traitements, de violences sexuelles et de conditions de détention inhumaines, indiquant le caractère systémique de ces crimes.
Tout aussi importantes sont les informations sur les efforts ciblés des autorités russes pour réprimer la culture et l’identité ukrainiennes dans les territoires temporairement occupés. Les faits d’expropriation illégale massive de biens de personnes déplacées à l’intérieur du pays en Ukraine ont été documentés. Il s’agit d’une violation du droit international, qui confirme la politique délibérée de la Fédération de Russie visant à modifier la composition démographique des territoires temporairement occupés de l’Ukraine.
Le ministère des affaires étrangères souligne que les crimes horribles commis par la Russie et documentés par le HCDH nécessitent une réponse décisive de la communauté internationale. Nous appelons à une pression accrue sur la Russie et à son isolement, à un soutien renforcé à l’Ukraine et aux efforts visant à protéger les civils, ainsi qu’à la libération de toutes les personnes détenues illégalement. Nous soulignons la nécessité de tenir la Russie responsable de tous les crimes commis.
Les autorités ukrainiennes étudient attentivement les propositions et recommandations formulées par la Mission de surveillance afin de garantir le respect des obligations internationales en matière de droits de l’homme.