En réponse aux questions des médias concernant l'annonce, sous l'égide de l'UNESCO, d'un concours pour le Prix international D.I. Mendeleïev en sciences fondamentales, financé par le gouvernement russe, nous réaffirmons l'inadmissibilité des tentatives de la Russie de dissimuler ses crimes de guerre, notamment en instrumentalisant les domaines de la science, de l'éducation, de la culture et du sport.
L'État terroriste russe lance quotidiennement des frappes de missiles et de drones sur les villes ukrainiennes, détruit des infrastructures éducatives, scientifiques et culturelles, et tue des civils, dont des enfants, des scientifiques, des enseignants et des artistes. La Fédération de Russie a déjà détruit ou endommagé au moins 4456 établissements d'enseignement et 1443 instituts de recherche au cours de la guerre à grande échelle contre l'Ukraine.
Moscou viole systématiquement et de manière flagrante les buts et principes de la Charte des Nations Unies, de la Charte de l'UNESCO, et tous les principes fondamentaux qui sous-tendent le mandat de l'UNESCO visant à promouvoir la paix par le développement de l'éducation, des sciences et de la culture.
La Russie n'a rien à voir avec les découvertes et les récompenses scientifiques: c'est un pays de barbarie, d'agression et de mépris pour la vie humaine. Elle mérite le prix Darwin, et non le prix Mendeleïev.
Le ministère des affaires étrangères de l'Ukraine a interpellé à plusieurs reprises le Secrétariat de l'UNESCO afin d'exiger que l'Organisation ne soutienne ni ne promeuve, dans ses actions ou communications, les discours, propositions, initiatives et candidatures d'experts de la Fédération de Russie, qui commet des crimes de guerre en Ukraine dans les domaines des sciences, de l'éducation, de la culture et dans d'autres domaines relevant du mandat de l'UNESCO. De telles actions constituent une violation du droit international, des résolutions de l'Assemblée générale des Nations Unies et de l'UNESCO. Nous poursuivrons ce travail jusqu'à ce que nos appels motivés soient dûment pris en compte.
Le ministère des affaires étrangères et la Commission nationale ukrainienne pour l'UNESCO continueront d'œuvrer activement pour contrer l'instrumentalisation des plateformes internationales visant à blanchir l'État agresseur, protéger l'autorité de l'UNESCO et veiller au respect de ses principes et valeurs fondamentaux dans ses activités.
Nous saluons le soutien actif de l'UNESCO à l'Ukraine, notamment dans le domaine scientifique, et soulignons l'importance de la mise en œuvre du Plan d'action de l'UNESCO pour la restauration de la science en Ukraine, présenté en juillet 2025 à Kyiv et lors de la Conférence internationale sur la restauration à Rome.
Nous rappelons que l'Ukraine participe activement au Comité directeur du Programme de l'UNESCO pour la sécurité des scientifiques. C'est grâce aux efforts constants de notre État que l'UNESCO a reconnu les guerres et les conflits armés comme la principale menace pour la sécurité des scientifiques dans le monde.
Le ministère des affaires étrangères de l'Ukraine appelle la communauté scientifique internationale, les États membres de l'UNESCO et toutes les parties concernées à boycotter le prix susmentionné, financé par l'État agresseur.
Nous estimons que ce prix devrait être supprimé et que le jury du concours devrait démissionner. Nous demandons à la nouvelle Directrice générale de l'UNESCO de ne pas nommer de nouveau jury.
Nous sommes convaincus que la science véritable doit servir la paix, le développement et l'humanisme, et non être instrumentalisée à des fins de propagande par un État agresseur.